Dormir pour maigrir ? oui !

Le sommeil influe-t-il la prise de poids? D’instinct, on pourrait répondre par la négative, car le sommeil peut être assimilé à la paresse, ce qui laisse supposer un lien avec la prise de poids. Un groupe de chercheurs américains vient de répondre à cette question par l’affirmative.

Il a étudié plus de mille jumeaux homme et femme, monozygotes et dizygotes (vrais ou faux jumeaux) dont la moyenne d’âge est de 36,6 ans. Des jumeaux ont été choisis car le besoin de dormir et l’indice de masse corporelle sont des éléments héréditaires. Les scientifiques ont donc eu la possibilité d’examiner les évolutions génétiques engendrées par un sommeil court (moins de sept heures), normal (7,8h à neuf heures) et long (neuf heures ou davantage).sommeil-pour-maigrir-1

Le sommeil un facteur important

Les chercheurs ont donc pu établir un lien entre le fait de bien dormir et de ne pas grossir, mais aussi de ne pas subir l’influence de facteurs génétiques qui pourraient faire augmenter l’IMC. Une partie des cobayes dormait moins de sept heures, tandis que l’autre faisait des nuits de plus de neuf heures.

Les chercheurs ont déduit des résultats (sans établir de véritables certitudes) que le premier groupe développait un terrain favorable à l’obésité et se trouvait davantage à la merci des facteurs génétiques : les hormones créant l’impression de satiété seraient produites en moins grande quantité, à l’inverse de l’hormone liée à l’appétit. Sans oublier l’influence sur le métabolisme du glucose ou l’énergie dépensée durant la journée. Les problèmes de régulation des hormones sont en effet parfois au centre des problèmes de poids. sommeil-pour-maigrir

Nathaniel Watson et ses collègues mettent en avant que ces facteurs sont responsables à 70% de la prise de poids, tandis que l’environnement collectif (que les jumeaux élevées dans la même famille ont en commun) exerce une influence à 4% seulement, et l’environnement propre à chaque individu à 26%. Inversement, les jumeaux dormant plus de neuf heures sont beaucoup moins sensibles à ces facteurs génétiques (32%), qu’à l’environnement commun (51%) et personnel (17%). Outre le sommeil, les facteurs environnementaux (comme l’éducation alimentaire donnée par les parents, ou le style de vie) comptent l’augmentation ou la diminution du poids.